Mon expérience de l’allaitement #1

Mon expérience de l’allaitement #1

Mon expérience de l’allaitement fût courte ,pour mon premier, vu que ma maladie de peau, le psoriasis que j’avais jusqu’alors que sur le cuir chevelu c’est aggravé dans un endroit fort ennuyeux pour l’allaitement : la poitrine. Plus précisément autour du mamelon qui s’étendait de plus en plus que la grossesse avancée. Rien que l’aspect physique de mon sein abimé compléter par la douleur quand la plaque s’ouvrait et saigner, je ne me voyais pas psychologiquement et physiquement allaiter très longtemps dans cet état. Conjuguer à une prise de médicament (corticoïdes) pour soulager et diminuer la poussée, je ne voulait pas que mon fils ingère durant la tétée des résidus de la crème. J’avais peur également que ma plaque s’étende d’avantage.

Alors certaines me jugeront sûrement en lisant ces lignes, sur ce choix qui peut paraître égoïste mais je ne me voyais pas être dans le mal continue (car j’aurais arrêter mon médicament) et si c’était pour en vouloir à mon bébé d’une certaine façon de me faire mal involontairement du fait de cela, c’était hors de question.

Suite à cette réflexion, je décidais peu de temps avant la naissance en accord avec mon mari de lui proposé « La tétée de Bienvenue » et de lui proposé par moment des tétées plaisirs sur mon sein droit si ma montée de lait était toujours aussi importante.

Parlons de l’avis du papa, quel est sa pensée sur la question? Même si pour certaines, l’allaitement ne regarde que les femmes (après tout ce sont nos nénés et notre corps, pourquoi l’homme devrait donner son opinion?)je ne me voyais pas prendre cette décision quand à l’alimentation de notre bébé sans lui en parler.

Alors oui, la décision finale nous reviens, mais je sais aussi via l’expérience d’amies et de connaissance que leurs hommes n’étaient pas à l’aise à l’idée d’être spectateur de ce petit être accroché au sein de sa bien-aimée à longueur de journée. Une certaine forme de jalousie? Dans certain cas peut-être cela c’est vu surtout quand le bébé est un garçon. Mais ils en avaient tout simplement pas parler.

Nous avons aussi beaucoup discuté du regard de la société sur l’allaitement, en effet on prône l’allaitement maternel, mais en dehors de la maison il est assez mal vu. Il faut limite se cacher pour pouvoir nourrir nos touts-petits sans le regard outrée de quelques harpies. Le pire, pour ma part, c’est d’avoir constaté que ces regards méchants viennent la plupart du temps de femmes!!! Je trouve ça affligeant.

Concernant mon mari, il trouve l’allaitement au sein très beau et naturel. Il voulait juste que je tire mon lait de temps en temps pour avoir lui aussi ses moments privilégiés avec son fils. C’est aussi un moment privilégié pour eux de nourrir bébé. Du coup la question ne s’est plus posé pour nous du fait de ma plaque je ne me voyais clairement pas faire l’allaitement sur un seul sein et il l’a bien compris, c’est lui qui a donner le deuxième biberon,le premier ayant été donner par l’Auxiliaire de Puériculture à sa naissance.

Alors, petit retour expéditif sur mon accouchement, mon accouchement fût très long : 44h de travail inefficace, pour finir en césarienne d’urgence. qui c’est soldé par des tremblements très douloureux dans les bras (combinaison d’un effet secondaire à la rachis-anesthésie et à la fatigue et de soucis cardiaque avec ma tension au plafond), je n’ai pu lui donner sa tétée de bienvenue tant désirée car je n’ai pu le tenir dans mes bras à peine une minute étant épuisée, douloureuse et j’avais tellement peur de lui faire mal et de le faire tombé, que mon mari l’a récupérer très rapidement. L’AP lui a donc donné son premier biberon. Au moment de mon réveil 3h après être remontée dans ma chambre ( la nuit fût courte, mon fils est né à 1h33 je suis retournée dans ma chambre à 3h du matin), j’ai repensée à ce souhait non réalisé combiné au fait qu’il fallait laisser bébé dormir donc personne ne voulait me le mettre dans les bras et je me suis mise à pleurer. Il aura fallut tomber sur la bonne sage-femme et la bonne AP à midi au moment du repas, pour poser la question de pourquoi cet air triste. Du coup je lui parle du fait de pas avoir eu mon bébé dans les bras pour un moment en tête à tête et du regret de ne pas avoir pu lui offrir cette fameuse tétée et là elle me dit « comment ça on vous a pas donner votre bébé sous prétexte qu’il dort? Je n’ai jamais vu un bébé hurler d’être dans les bras de sa mère ». Mon fils qui dormait toujours, mis dans mes bras et là cette question « voulez-vous essayer de le mettre au sein, pour lui souhaiter sa bienvenue? », elle a appeler sa collègue AP pour m’aider à l’installer correctement et là c’était magique. Ce pincement au cœur que j’avais depuis sa naissance c’était envolée. J’ai pu profiter dans de bonnes conditions de mon petit garçon qui a accepter sans soucis et c’est rendormie aussi sec.

Ce tête à tête restera à jamais gravé dans ma mémoire. Ce fût notre premier moment mère/fils. Ayant pris la décision de le passer uniquement aux biberons de lait artificiel, ce fût donc un moment unique et précieux que je voulais lui donner. Je ne remercierais jamais assez ces deux soignantes qui ont su m’écouter et m’accompagner dans mon choix sans me juger du pourquoi je ne voulais pas lui donner mon lait dans un biberon.

▲▼▲ l’expérience avec ma fille fera l’objet d’un second article sur le sujet ▲▼▲

2 réactions au sujet de « Mon expérience de l’allaitement #1 »

  1. Merci pour ton témoignage.
    Personne ne devrait te juger sur cette décision, tu as tout simplement fait ce qui te semblait être le mieux pour toi et bébé !
    Tu as de la chance d’avoir du personnel compréhensif car ce n’est pas toujours le cas.
    Bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *